6 – Y a-t-il une preuve que l’homosexualité est construite en cours de vie ?

Bien qu’il existe un grand nombre d’observations qui soutiennent la théorie de la construction de l’homosexualité en cours de vie, il demeure que ces observations ne constituent qu’une preuve empirique, donc quantitative plutôt que qualitative. Qu’est-ce que cela signifie?

S’il est difficile de prouver scientifiquement quoi que ce soit en ce qui concerne l’homosexualité, c’est que, contrairement à l’épilepsie, la trisomie ou la sclérose en plaques, sa cause est tout simplement impossible à observer au microscope! La même difficulté se pose lorsqu’on veut trouver la cause de l’hétérosexualité ainsi que d’autres pôles phénoménologiques universels :

Il semble que l’homosexualité et ces autres phénomènes aient plus à voir avec des dispositions de l’esprit (c’est-à-dire avec une manière de se représenter soi-même, une valeur plus ou moins grande donnée à l’autre, un style de vie que l’on adopte pour soi parfois modulée par des complexes inconscients) qu’avec des dispositions biologiques, inscrites dans le corps. Or, puisque ce qui concerne la personnalité psychique est impossible à déceler avec un instrument – l’esprit étant immatériel –, il ne reste que l’observation comportementale directe et rigoureuse, puis la confrontation ultérieure avec le sujet pour mesurer et découvrir les caractéristiques de ce phénomène. On comprend dès lors les limites auxquelles font face les chercheurs voulant établir une preuve scientifique dans ce domaine.

Quelle est la valeur d’une telle approche? L’observation persévérante et rigoureuse des comportements de la matière, que l’on peut mesurer et traiter sous forme de modèles mathématiques, est ce qui soutient notre compréhension des concepts de « molécule » et d’« atome », des concepts que l’on ne songerait jamais à remettre en question bien que nous soyons incapable de voir un neutron, un électron ou un proton.

 

Si les mathématiques forment une science exacte, ce n’est pas le cas des études empiriques qui, reposant sur des observations cliniques et des expériences colligées, réalisées sur des groupes comparés, se précisent au fur et à mesure qu’elles se répètent et s’accumulent au fil du temps. C’est pourquoi, en ce qui concerne la science, il est impossible de se prononcer, hors de tout doute, sur la nature exacte de l’homosexualité.

N.B. Données tirées d’études scientifiques, répertoriées dans l’ouvrage L’homosexualité: les mythes et les faits disponible dans notre section BOUTIQUE