5 – L’homosexualité serait-elle le fruit de facteurs environnementaux et psychologiques ?

Comme l’écrivait la psychoéducatrice Louise Couture :

Si la sexualité animale est instinctive, c’est-à-dire programmée selon des rituels et un moment de rut bien précis et orienté vers la reproduction, la sexualité humaine est plutôt fondée sur la vie pulsionnelle, c’est-à-dire que, bien qu’elle prenne sa source dans le chimico-physique du corps, elle comprend le désir, le plaisir et la possibilité de l’orienter… Elle n’est pas programmée. Elle se construit et se développe progressivement dans des avancées, des reculs, des arrêts et de multiples parcours afin de consolider ses bases1.

Le psychanalyste Sigmund Freud fut, en 1905, le premier à reconnaître l’importance des dynamiques familiales dans le développement de la tendance homosexuelle. Depuis, la communauté scientifique a accumulé un grand nombre de témoignages portant sur des problèmes dans les relations père-fils et quelquefois mère-fils.

 

Plusieurs recherches2 ont été menées afin de comprendre l’origine de l’homosexualité. Les recherches les plus récentes3 continuent d’accumuler des indices soutenant que l’homosexualité masculine n’est pas innée, mais plutôt acquise, c’est-à-dire construite en cours de vie, et la plupart du temps – sans que ce soit le seul motif – à cause de l’échec du processus de calquage de l’identification sexuelle du jeune fils sur celle de son père, à la suite d’une relation dysfonctionnelle entre les deux, telle que nous l’avons décrit plus haut.

La mère a parfois, elle-aussi, un rôle à jouer afin de ne pas nuir à la construction de la masculinité de son fils.

 

D’autres facteurs dans l’environnement familial peuvent jouer une influence importante. Par exemple l’attitude du frère aîné par rapport à son petit-frère qui est moins habile, sportif et plus sensible que lui.

 

Reste à parler du moment où les traumatismes surviennent dans la vie de l’enfant. Il existerait, selon la littérature, deux catégories claires de personnes ayant des attraits homosexuels: les pré-oedipiennes et les post-oedipiennes.

 

En est-il de même pour les lesbiennes ?

N.B. Données tirées d’études scientifiques, répertoriées dans l’ouvrage L’homosexualité: les mythes et les faits disponible dans notre section BOUTIQUE

  1. Louise Couture, L’homosexualité primaire, tiré du site Internet : www.lejmjiste.com, mars-avril 2006. []
  2. Stekel (1930), Rubenstein (1956), Bieber (1962), Ovesey (1969), Birk (1974), Pattison et Pattison (1980), Van Den Aardweg (1986) et autres. []
  3. Bene (1965), Biller (1974), Moberly (1983), Van der Aardweg (1986), Byne et Parsons (1993), Bem (1996), Whitehead et Whitehead (1999), Landolt (2004). []