24 – Comment peut-on aider les garçons qui agissent comme des filles et les filles qui veulent être des garçons ?

Les enfants qui subissent un traumatisme au niveau de leur identité sexuelle lorsqu’ils sont très jeunes, peuvent en venir, à trois, quatre ou cinq ans, à souffrir d’un Trouble de l’Identité Sexuelle (GID). Les petits garçons nient appartenir au sexe que la nature leur a objectivement attribué et adoptent une voix haute et des manières efféminées tandis que les petites filles qui nient leur appartenance au sexe féminin refusent de porter des robes, des cheveux long et adoptent un langage viril et une démarche garçonnière.

Comment peut-on aider ces enfants au mieux? Un certain courant de pensée invite à respecter la volonté que ces garçonnets et ces fillettes expriment, même s’ils n’ont pas encore atteint l’âge de raisonner avec sagesse. Les parents adhérant à ce point de vue les laissent alors aller jusqu’au bout de leur fantaisie et les soutiennent parfois en changeant leur prénom pour un autre que leur enfant leur propose. D’autres parents agissent à l’inverse en aidant leur enfant à surmonter leur trouble de l’identité sexuelle au moyen de certaines techniques éprouvées.

Ce dernier choix est-il acceptable? Constitut-il, un abus du pouvoir d’autorité des parents et un manque flagrant de respect envers le droit à l’autodétermination de leur enfant?

 

Le docteur George Rekers, professeur émérite en neurologie et en science comportementale à l’Université de South Carolina, fut le premier chercheur à démontrer, dans les années 70, qu’il était possible d’aider les enfants souffrant d’un trouble de l’identité sexuelle à intégrer harmonieusement leur identité sexuelle naturelle. Dans l’entrevue présentée ci-dessous, il nous précise que le destin des enfants que les parents encouragent dans leurs fantaisies transsexuelles est bien différent de celui des enfants auxquels on apporte de l’aide pour intégrer leur identité sexuelle réelle.