23 – Homosexualité et hétérosexualité : du pareil au même ?

En entrevue, le docteur Joseph Nicolosi nous affirmait :

« Cela fait plus de 30 ans que l’APA a normalisé l’homosexualité. Durant cette période, pas un seul modèle de développement identitaire conduisant l’enfant vers l’homosexualité n’a été relevé, à moins qu’on ne lui fasse d’abord subir un traumatisme. Si l’enfant fait l’expérience d’un traumatisme particulier, d’un rejet traumatique, il risque de dévier vers l’homosexualité, sinon il sera hétérosexuel1. »

Une importante étude publiée récemment par Morten Frisch et Anders Hviid au Danemark – pays particulièrement sympathique à l’homosexualité puisqu’il fut le premier à légaliser les mariages entre individus homosexuels2 – semble confirmer les propos du docteur Nicolosi. Examinant les mariages archivés entre 1989 et 2001 sur un  échantillon de 2 000 355 Danois de souche, âgés de 18 à 49 ans, cette étude réunit des preuves saisissantes de l’influence indéniable des facteurs familiaux survenant durant l’enfance sur le développement ultérieure du sujet vers une tendance homosexuelle3 :

Voilà le portrait objectif, tel que les données scientifiques le révèlent. Mais ce portrait tarde à sortir au grand jour, et cela semble plus attribuable à des manœuvres politiques favorables au libéralisme social –manœuvres qui profitent au lobby gai –qu’à une sincère quête de justice et d’équité envers les personnes malheureuses d’être aux prises avec des attraits homosexuels. À la lumière de ces données, peut-on prétendre qu’homosexualité et hétérosexualité s’équivalent ?

Comme nous l’avons examiné à la Question 1, l’enfant, dans la phase homosexuelle de son développement identitaire (située environ entre 5 et 12 ans), s’y trouve parce qu’il n’a pas encore pris entièrement conscience de son incomplétude et de sa finitude, les deux conséquences de son identité sexuelle. La personne ressentant des attraits envers le même sexe semble s’y trouver et s’y maintenir parce qu’elle refuse d’accepter ces données qui sont pourtant connues de sa conscience. L’affirmation du sexologue Jules Bureau serait alors donc juste : « La masculinité ou la féminité n’est pas vraie ou fausse, elle est pleine ou limitée, authentique ou tordue » :

« Ce que la personne pense… détermine tout ce qu’elle ressent… La personne qui change modifie… aussi sa manière de construire son monde. Or, ce changement… s’accomplit lorsqu’elle confronte, accepte et intègre les données de l’existence humaine : la finitude, la solitude, la liberté, la corporéité et l’agir. Si la personne intègre à ce qu’elle pense d’elle-même comme homme ou comme femme ces données existentielles, elle devient authentique et vraie. Elle cesse de faire dévier sa réalité, de tordre sa condition, de s’en faire accroire4. »

N.B. Données tirées d’études scientifiques, répertoriées dans l’ouvrage L’homosexualité: les mythes et les faits disponible dans notre section BOUTIQUE

  1. Entrevue réalisée en octobre 2006 à Encino. []
  2. Le 1er octobre 1989, en introduisant un partenariat enregistré permettant aux personnes homosexuelles et lesbiennes de s’unir civilement, le Danemark devenait le premier pays au monde à ouvrir la porte à la légalisation de ce type d’union amoureuse. []
  3. Morten Frisch et Anders Hviid, «Childhood Family Correlates of Heterosexual and Homosexual Marriages: A National Cohort Study of Two Million Danes», Archives of Sexual Behavior, 13 octobre 2006. []
  4. Jules Bureau, L’irrésistible différence : l’homme et la femme, Méridien, Montréal, 1994, p. 22-24. []