22 – L’homosexualité est-elle répandue dans la population ?

Le 15 juin 2004, Statistique Canada divulguait les toutes premières mesures nationales concernant le nombre de Canadiens se déclarant homosexuels. Ses conclusions : 1% de la population!

Cette donnée de Statistique Canada provient de son Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) : un sondage de grande envergure mené auprès de 135 000 Canadiens pendant toute une année, de janvier à décembre 2003. En plus de s’intéresser à la tendance sexuelle des Canadiens, l’enquête examinait également la situation, au pays, de l’obésité, du tabagisme et des soins de santé en clinique familiale. Sur la seule fraction de l’ESCC portant sur la tendance sexuelle, 83 729 femmes et hommes âgés de 18 à 59 ans ont participé aux entrevues téléphoniques confidentielles qui étaient dirigées par les spécialistes de StatCan. Après constitution d’un échantillon fidèle à 98% au portrait démographique national, il est ressorti des analyses qu’environ 1,3% des hommes se sont identifiés comme homosexuels, tandis que 0,7% des femmes ont fait de même, pour un taux combiné de 1%1.

Ce résultat n’a pas manqué d’en étonner plusieurs, dont certains représentants des organismes engagés dans la promotion de l’homosexualité, qui scandent que cette proportion est de 10%. Plusieurs ont contesté la signification à donner à ce résultat en niant qu’il traduise la réalité, créant ainsi une certaine confusion dans l’opinion publique. Ce fut le cas de Linda Gauthier, une des membres du conseil d’administration de l’Association gais et lesbiennes du centre du Québec, qui, dès le lendemain de la parution de ces données, soulevait l’hypothèse, dans le journal Le Devoir, que ces résultats modestes manifestaient la réserve qu’éprouvent certaines personnes homosexuelles à s’afficher : « Les gens ne sont pas portés à dire d’emblée qu’ils sont homosexuels », affirmait-elle; « Ces chiffres ressemblent à notre réalité, soit celle de gens qui vivent souvent plus retirés et qui s’affichent peu. »

Joint au téléphone quelques jours plus tard, Laurent McCutcheon, le président de Gai Écoute et de Fondation Émergence, allait dans le même sens : « L’enquête actuelle ne nous dit pas le nombre d’homosexuels qu’il y a au pays, mais plutôt le nombre d’homosexuels qui ont accepté de dévoiler leur homosexualité. » Militant de la Fierté Gai depuis 25 ans, McCutcheon soulevait ainsi une question complexe : qu’est-ce qu’une personne homosexuelle? Est-ce celle qui l’affiche? Est-ce aussi celle qui ne l’affiche pas? Est-ce enfin celle qui en est incertaine? Il en profitait également pour remettre en cause la capacité de Statistique Canada de récolter des données fiables en cette matière : « Dans l’état actuel des connaissances, mesurer l’orientation sexuelle des gens d’une manière directe, comme l’a fait Statistique Canada, est presque une mission impossible… Au départ, les homosexuels ont de la difficulté à assumer publiquement leur homosexualité. » Pour appuyer cette affirmation, il faisait allusion à un sondage réalisé sur le terrain: on allait de porte en porte, demandant aux gens quelle était leur tendance sexuelle. McCutcheon n’était pas en mesure de préciser l’année et le lieu où cette enquête avait été menée, mais les résultats auraient été, selon lui, similaires : 1%. « On a beau dire que l’enquête est confidentielle; qui peut vraiment assurer à un autre qu’une entrevue téléphonique est confidentielle? Moi, je pense que, pour les personnes qui ont de la difficulté à assumer leur orientation sexuelle, c’est du pareil au même; cela demeure un étranger qui nous demande notre orientation sexuelle et à qui l’on doit répondre. »

De son côté, Pierre Turcotte, démographe chez Statistique Canada depuis 20 ans, a participé à toutes les étapes de la préparation de cette enquête. En entrevue téléphonique, il a défendu vigoureusement la qualité de l’ESCC : « Si l’on parle essentiellement de sa marge d’erreur, on peut dire que les données sont fiables. Elles n’auraient d’ailleurs jamais été rendues publiques si l’erreur associée aux proportions avait été trop élevée. En bref, le contexte de cette enquête sur la santé a réellement fait en sorte que nous puissions recueillir des données de bonne qualité. »

Cerner l’homosexualité

Les deux objections soulevées par Laurent McCutcheon méritent d’être examinées de plus près. Revenons à la première : qu’est-ce qu’une personne homosexuelle? Quelle serait, dans une enquête, la meilleure question à poser pour arriver à identifier correctement les Canadiens qui sont homosexuels, c’est-à-dire ceux et celles dont la tendance sexuelle est tournée exclusivement vers des personnes du même sexe, qu’ils aient ou non une vie sexuelle active? Serait-ce une question sur le désir, du genre : «DÉSIREZ-vous faire l’expérience de relations homosexuelles?»

Une telle question aurait probablement tendance à donner un résultat excessif. Pour s’en rendre compte, on peut bien, par exemple, affirmer à un enquêteur que l’on a souvent le désir d’étriper son patron, sans pour autant passer à l’acte. Mériterait-on alors d’être catalogué comme « éventreur » dans une enquête nationale? Les études américaines du NHSLS2 portant sur le désir sexuel tendent à confirmer que les données sur le désir homosexuel font ressortir des taux disproportionnés d’homosexualité : 7,7% chez les hommes et 7,5% chez les femmes! Le concept de désir ne semble donc pas tout à fait adéquat pour obtenir une mesure fidèle.

Une question sur le comportement, du genre : «Avez-vous déjà eu des EXPÉRIENCES homosexuelles?», ferait-elle mieux? Une telle question semble plus convenable, mais à condition d’être encadrée. En effet, de la même manière qu’un individu pourrait très bien, par curiosité ou par accident, avoir goûté à la cigarette sans pour autant être devenu fumeur, un autre pourrait, selon le même mécanisme, avoir vécu quelques relations homosexuelles sans pour autant avoir orienté son activité sexuelle dans cette direction pour le reste de ses jours. Serait-on alors en présence d’une personne méritant d’être catégorisée comme « homosexuelle »? À notre avis, non. Une question sur le comportement ne serait donc adéquate qu’à la condition de s’assurer qu’elle recense uniquement des gens qui n’ont eu des partenaires hétérosexuels que de manière accidentelle; autrement, ce serait l’étiquette « bisexuel » qui leur conviendrait mieux… Les résultats des études américaines semblent appuyer cette thèse: la proportion des personnes ayant des relations sexuelles exclusivement avec des partenaires de même sexe a été de 3% chez les hommes et de 1,6% chez les femmes.

Comme on s’y attend, les statistiques obtenues sans procéder à cette vérification importante donnent des chiffres plus élevés. Chez les Néerlandais, 2,8 % des hommes et 1,4% des femmes ont affirmé avoir eu une relation homosexuelle au cours de la dernière année3. Chez les Français, 4,1% des hommes4. Chez les Britanniques, 6,1% des hommes et 3,4% des femmes5.

Reste enfin la question sur l’identité : «Vous IDENTIFIEZ-vous comme une personne homosexuelle?» C’est évidemment celle qui obtient les résultats les moins spectaculaires; mais on aurait tort de croire qu’elle induit automatiquement une distorsion de la réalité. En effet, les recherches américaines (NHSLS) réalisées au début de la décennie 1990 ont démontré qu’une question sur l’identité générait des taux d’homosexualité de 2,8% chez les hommes et de 1,4% chez les femmes à l’échelle nationale, résultats sensiblement similaires à ceux découlant de la question basée sur le comportement…


Pourcentage de la population homosexuelle par pays (homme-femme)

selon le type de question posée

 

Type de question : sur l’identité le comportement le désir
       
Canada 1,3% – 0,7%
Etats-Unis 2,8% – 1,4 % 3% – 1,6% 7,7% – 7,5%
France 4,1% (*)
Hollande 2,8% – 1,4% (*)
Royaume-Uni 6,1% – 3,4% (*)

(*) = relation homosexuelle au cours de la dernière année.

Dix fois moins d’homosexuels que prévu…

Plusieurs seront surpris de constater que les chiffres recueillis aux États-Unis au sujet de l’identité sexuelle sont à peine plus élevés que ceux fournis par Statistique Canada sur les Canadiens. En effet, l’impression est largement répandue dans l’opinion publique que le nombre d’homosexuels dans la population en général est d’environ 10 %. Laurent McCutcheon est l’un de ceux qui entretiennent ce mythe. Dans un texte qu’il signe dans le collectif Homosexuel, hétérosexuel / Le mariage en question (Novalis, 2004), il avance que 10 % de la population est d’orientation homosexuelle. « Ce chiffre est généralement admis et fait consensus dans la société depuis les études de Kinsey, affirme-t-il, bien qu’il n’y a pas vraiment d’études carrément scientifiques qui viennent le prouver. » McCutcheon propose toutefois d’autres moyens permettant de vérifier cette hypothèse. « On peut regarder ce qui se passe dans la société quand on organise des manifestations comme Divers/Cité; quand on constate qu’il y a un village gai plein de monde; et quand on regarde autour de soi dans son milieu de travail. »

Échantillonnage et méthodologie

Spécialiste des enquêtes démographiques, Pierre Turcotte s’est montré très sceptique devant les méthodes alternatives que propose le président de Gai Écoute. « Notre mandat était d’essayer d’estimer l’orientation sexuelle des Canadiens. Pour y arriver, on s’est assuré que notre échantillon serait représentatif des Canadiens. À ce jour, on pourrait dire qu’il est représentatif même au niveau de certaines provinces! Or, pour arriver à cela, il a fallu interviewer des gens de différents groupes d’âge, de différents sexes, de différents états matrimoniaux; et il y a des méthodes statistiques éprouvées qui nous ont permis de contrôler ces critères. Quand on ne respecte pas cette méthodologie, on ne peut pas prétendre avoir un échantillon représentatif d’une population étudiée. »

En ce qui concerne l’enquête menée en 1948, 1953, 1958 par Alfred C. Kinsey, le démographe se dissocie des propos de McCutcheon : « Je ne pense pas, et de moins en moins, qu’il y ait consensus sur les travaux de Kinsey. Il y a plusieurs problèmes avec cette étude, et le plus évident est que Kinsey lui-même n’a jamais donné un seul chiffre, mais plusieurs, étant donné qu’il utilisait plusieurs concepts. Il semble que le taux de 10% ait été retenu par plusieurs organisations faisant la promotion de l’homosexualité parce qu’il était plus élevé que les autres mesures. »

Par ailleurs, d’autres voix s’élèvent pour confirmer que les travaux de Kinsey ne sont pas considérés sérieusement dans la communauté scientifique. Entre autres, dans le livre Kinsey, Sex and Fraud (Lochinvar-Huntington House pub., 1990), les auteurs, le docteur Judith Reisman et Edward W. Eichel, font clairement ressortir de graves défauts dans la méthodologie de l’enquête, en plus d’un nombre non négligeable d’erreurs dans l’interprétation des données. En outre, ils ont prouvé que 25% de l’échantillon de Kinsey (soit 5 300 répondants) étaient constitués de prisonniers, d’agresseurs sexuels, d’individus en thérapie pour divers désordres d’ordre sexuel, de prostitués masculins et de leaders de groupes gais, même si ceux-ci forment moins de 1 % de la population américaine !

La confidentialité remise en cause

Reste à traiter du deuxième argument soulevé par Linda Gauthier et Laurent McCutcheon. On pourrait le résumer ainsi : divulguer son homosexualité au téléphone à un spécialiste de Statistique Canada, dans le cadre d’une enquête confidentielle, ne serait pas différent de l’acte d’« afficher » son homosexualité, ou encore de « dévoiler publiquement » son homosexualité.

Certains observateurs trouveront cette argumentation un peu boiteuse. Se confier discrètement à un spécialiste assis dans un bureau d’Ottawa, à des centaines de kilomètres de chez soi, et dont le métier requiert un engagement ferme à la confidentialité – engagement semblable à celui du médecin, du psychologue et de l’avocat –, nous apparaît essentiellement fort différent de l’acte d’afficher son homosexualité sur la rue, dans sa famille, au travail, ou de la dévoiler à une personne venue frapper à la porte et qui pourrait, à l’évidence, conserver un souvenir impérissable du visage de son interlocuteur, du lieu précis de son domicile, et cela, sans avoir à prêter aucun serment particulier…

Pierre Turcotte défend cet aspect de l’enquête : « De façon générale, les gens comprennent très bien que la confidentialité est l’une de nos grandes valeurs, qu’elle est rigoureusement respectée, et que nous, ce que nous faisons, c’est bien de produire des statistiques nationales et non pas des informations individuelles qui se retrouveront sur la place publique. Chaque personne qui fait l’objet d’une entrevue téléphonique est avisée dès le départ de l’identité de l’employé de Statistique Canada qui lui parle. Il est également soigneusement éclairé sur le but de l’appel et le traitement qui sera appliqué aux données recueillies. Tout ça est très clair : qui on est, à quoi ça servira et sur quoi vont porter les questions. »

Privilège de non-réponse

À cette mise au point, on peut en ajouter une autre non moins importante : les participants à l’enquête avaient en tout temps le choix de ne pas répondre aux questions qu’ils jugeaient trop intrusives. Or, en ce qui concerne la question sur la tendance sexuelle, ce taux de non-réponses n’a été que de 6%, soit presque deux fois moins que celui touchant la question du revenu salarial (10%).

« Si on avait eu un taux de non-réponses de 20 à 25%, d’ajouter le démographe, là on se serait posé beaucoup de questions et l’on aurait creusé davantage le sujet. » Il faut comprendre que, lors de ces entrevues il y a toujours un nombre de répondants qui, pour une raison ou pour une autre, l’interrompent avant la fin. Lorsque cette situation survient, ces gens n’auront forcément réalisé qu’une fraction de l’entrevue. « Même si la proportion de non-réponses était très faible dans le cas qui nous préoccupe, on a tout de même regardé les taux de non-réponses des questions environnantes, c’est-à-dire ceux des questions posées juste avant ou juste après la question concernant l’orientation sexuelle. Ces taux tournaient autour de 3%, ce qui nous a indiqué qu’environ la moitié des non-répondants avait cessé de participer à l’entrevue bien avant que l’on soit rendu à parler de leur tendance sexuelle. On ne pouvait donc plus croire que ces gens avaient spécifiquement refusé de répondre à cette question. »

Ces quelques mises au point sont importantes pour nous aider à mieux répondre à la question qui nous préoccupait au départ : qu’est-ce qui explique le faible taux de 1% de Canadiens qui se sont déclarés homosexuels? Est-il raisonnable de penser que ce soit une question de doute entourant la confidentialité du processus? Est-il raisonnable de croire que ce soit une difficulté à assumer son homosexualité?

La logique nous permet maintenant d’y voir plus clair. Si les répondants intimidés par la question avaient effectivement le choix de ne pas y répondre et qu’ils ont finalement eu moins de réticence à dévoiler leur tendance sexuelle que leurs revenus annuels, cela semble appuyer les propos de Pierre Turcotte : les réponses ont été de bonne qualité. En contrepartie, cela tend également à discréditer tous ceux qui cherchent à faire peser un doute important sur les chiffres rendus publics par Statistique Canada

Mentez, il en restera toujours quelque chose…

Il est clair qu’une nouvelle annonçant que seulement 1% de la population canadienne se déclare homosexuelle n’est pas propice à enthousiasmer les associations qui ont pour mission de promouvoir la culture gaie. Elle l’est encore moins si elle émane d’un organisme aussi réputé et sérieux que Statistique Canada. Pourquoi donc? Parce qu’une telle annonce tend indiscutablement à ancrer l’impression que l’homosexualité n’est finalement qu’un phénomène marginal, insignifiant, voire privé.

Pour influencer l’opinion publique et la classe politique, ces associations seraient beaucoup mieux outillées si ce taux venait à grimper à 10 % et plus. Pour preuve, aux États-Unis, les résultats biaisés de l’enquête de Kinsey ont permis à des groupes de pression gais de mettre rapidement sur pied des campagnes de sensibilisation nationales ayant pour thème : We are everywhere! Avec évidence, un résultat de 10% serait en mesure d’accréditer beaucoup plus fermement l’idée selon laquelle les personnes homosexuelles forment une communauté dont les membres sont partout, présents dans toutes les couches de la société et capables d’exercer un poids politique réel sur la démocratie, ce que ne peut faire un modeste score de 1%. Un pour cent de la population, c’est le nombre de détenus dans les prisons et les pénitenciers fédéraux américains. Au Canada, 1%, c’est la proportion d’hommes qui reçoivent annuellement un diagnostic de cancer du sein parmi toutes les victimes de cette maladie.

Lorsque le mythe affronte la réalité

Nous disions en introduction que l’organisation des premiers Outgames mondiaux Montréal 2006 a évalué, sans référence scientifique, la population gaie et lesbienne de Montréal à près de 340 000 personnes. On peut maintenant deviner comment ce chiffre a été forgé : la population de la grande région métropolitaine étant estimée à 3,4 millions d’habitants, il semble que l’on ait recyclé une fois de plus le mythe des 10% de la population. Les données de Statistique Canada nous permettent de réfuter ce chiffre et de l’établir tout au plus à 34 000 personnes6.

Croire que la population métropolitaine de gais, lesbiennes, transsexuels et transgenres est de 340 000 alors qu’elle est dix fois moindre, c’est avoir un contact pour le moins confus avec le réel. Cette vision trouble de la réalité ne peut subsister sans entraîner quelques déceptions et remises à l’ordre brutales à l’égard de ceux qui l’entretiennent, surtout s’ils sont les organisateurs d’un événement majeur s’adressant à cette population particulière. Il semble que ce fut le cas des organisateurs des Outgames. On comprend alors sans peine pourquoi les cérémonies d’ouverture se sont déroulées dans un Stade olympique à moitié vide, pourquoi les sept jours de compétitions ont eu lieu devant des gradins pratiquement vides, pourquoi les chambres d’hôtel réservées pour accueillir les 250 000 visiteurs annoncés sont généralement restées inoccupées, pourquoi, lors des cérémonies de clôture, on comptait pratiquement plus d’athlètes que d’observateurs, pourquoi les retombées attendues de 170 millions de dollars dans l’économie locale se sont métamorphosées en un déficit de 5,3 millions, la mise en faillite de l’organisation et l’abandon de plusieurs centaines de petits fournisseurs à qui l’organisation devait – au moment d’écrire ces lignes – encore deux millions de dollars en biens et services non réglés7.

Malgré tout, des organismes de promotion de l’homosexualité continuent de soutenir le mythe du 10 % et de l’affermir dans l’opinion publique. À la lecture de l’enquête de Statistique Canada, ce nombre doit plutôt être estimé à 1 sur 100 actuellement. Toutefois, s’il n’existe pas de gène de l’homosexualité et que les attraits envers le même sexe sont principalement le fruit de traumatismes en lien avec l’identité sexuelle, expériences traumatisantes vécues durant l’enfance, eh bien si la société arrive à munir ses enfants de bons modèles parentaux et de bons repères culturels pour favoriser et faciliter de développement de leur potentiel hétérosexuel, cette proportion pourrait certainement s’amenuiser. Elle peut aussi s’accroître, en revanche, si l’on continue à faire la promotion à outrance de l’homosexualité et du bisexualisme par les lois, les publicités, les téléromans, le cinéma, les médias, les lectures obligatoires imposées aux étudiants encore mineurs, les services de soutien psychologique offerts aux adolsecents dans les écoles, ainsi que les campagnes itinérantes censées leur enseigner à se montrer respectueux et tolérants à l’endroit des personnes homosexuelles, mais qui les invitent plutôt à des pratiques homosexuelles et hétérosexuelles précoces afin d’établir qu’elle est leur tendance sexuelle.

N.B. Données tirées d’études scientifiques, répertoriées dans l’ouvrage L’homosexualité: les mythes et les faits disponible dans notre section BOUTIQUE

  1. L’enquête a montré que la proportion de personnes se déclarant homosexuelles était plus élevée au Québec, soit 1,4% des 29 100 personnes interviewées. []
  2. Selon Demography (vol. 37, no 2, mai 2000, p. 139-154), l’étude du National Health and Social Life Survey (NHSLS) réunit les informations de loin les plus complètes sur les pratiques sexuelles et les partenaires sexuels aux États-Unis. []
  3. Theodorus G. M. Sandford, Ron de Graaf, Rob V. Bijl et Paul Schnabel, «Same-sex sexual behaviour and psychiatric disorders», Archives of General Psychiatry, janvier 2001, vol. 58, p. 85-91. Theodorus G. M. Sandford, Ron de Graaf, Rob V. Bijl, «Same-sex sexuality and quality of life: Findings from the Netherlands Mental Health Survey and Incidence Study», Archives of Sexual Behavior, février 2003, vol. 32, no 1, p. 15-22. []
  4. Alfred Spira, et al., Les comportements sexuels en France, Paris, La documentation française, 1993, p. 138. []
  5. Kaye Wellings, Julia Field, Anne johnson et Jane Wadsworth, Sexual behaviour in Britain: The National Survey of Sexual attitudes and Lifestyles, New York, Penguin, 1994, p. 187. []
  6. Selon un document produit par la ville de Montréal (Division recherche et marketing, Direction de la planification stratégique, Service de mise en valeur du territoire et du patrimoine), basé sur le recensement de 2001 (réalisé par Statistique Canada), le village gai comme tel ne compterait que 14 500 personnes. Or, ces gens ne sont pas automatiquement tous homosexuels. Ajoutons que les personnes homosexuelles ne vivent pas toutes dans le village. Le nombre de 34 000 personnes homosexuelles apparaît ainsi comme généreux… mais adoptons-le pour les besoins de la cause. Source : ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/PES_PUBLICATIONS_FR/PUBLICATIONS/VILLAGE_GAI.PDF. []
  7. Selon Gaetano Di Trapani, propriétaire de l’imprimerie Phipps Dickson, « on a même demandé à des employés des Outgames d’utiliser leur carte de crédit pour acheter des choses. Ces employés n’ont jamais été remboursés. »  Caroline Roy, «Jeux Gais : Les Outgames en faillite», Journal de Montréal, jeudi 7 décembre 2006, p. 27. []