21 – Choisit-on son orientation sexuelle après avoir expérimenté dans un sens et dans l’autre ?

Au cours des dernières années, plusieurs regroupements de parents d’élèves ont été alertés par une autre pratique mise de l’avant par des organisations dédiées à la promotion de l’homosexualité. Sporadiquement, avec la complicité de l’État et des directions d’école, ces organisations délèguent quelques membres qui se rendent dans des classes prétendument pour sensibiliser les jeunes à la tolérance envers les personnes homosexuelles. Mais il arrive que les conversations en viennent rapidement à faire l’apologie de l’homosexualité et à inviter les jeunes à expérimenter eux-mêmes les relations homosexuelles autant qu’hétérosexuelles afin d’être en mesure de discerner leur véritable orientation sexuelle.

Le témoignage que Carol Everett a donné à l’animateur de Point Of View en 1992 nous offre un exemple inquiétant de cette pratique. Avant une conversion religieuse, Carol Everett représentait l’organisme Planned Parenthood et se rendait dans des écoles américaines pour enseigner l’éducation sexuelle aux jeunes. Elle raconte ceci:

« Planned Parenthood ainsi que d’autres organismes de planification familiale utilisaient des programmes qui débutaient dès la garderie. Les spécialistes de l’éducation sexuelle en garderie plaçaient les enfants en cercle et se promenaient dans la pièce en demandant à chaque enfant comment leurs parents leur disaient d’appeler leurs parties génitales. Chaque famille utilise un nom différent pour parler des parties génitales; alors, dès que le troisième ou le quatrième enfant avait répondu, il était clair pour ces derniers que leurs parents ne savaient tout simplement pas ce qu’ils avaient. Mais nous le savions! »

« La différence était expliquée ainsi: ”Les garçons, vous avez un pénis; les filles, vous avez un vagin. N’ayez pas honte de vos ‘parties génitales’.” Aussitôt, on pouvait observer les enfants partager entre eux et, bien sûr, échanger entre eux des regards sur leurs ‘parties génitales’. En première, deuxième et troisième années, l’agenda était légèrement différent… C’était en réalité le coït. Nous utilisions des petits livres carrés illustrés avec des enfants modèles de six-sept ans nus et des diagrammes pour leur montrer comment s’accoupler. Ils étaient utilisés en classe, un livre par classe, afin d’éviter qu’un parent ne tombe là-dessus. Les enfants avaient la permission de feuilleter les livres presque en tout temps. En quatrième année, les enfants étaient encouragés cette fois à se masturber – d’abord seul et ensuite en groupes de quatre ou cinq. Quelques-uns des livres disent aux jeunes qu’il est parfaitement normal de rêver aux personnes de même sexe et même d’expérimenter avec ses amis1. »

La dureté du paragraphe précédent suscitera sûrement l’indignation de l’internaute : un sentiment d’affliction pour tous ces petits enfants dont on a ainsi violé la pureté et l’innocence. Il pourra surtout laisser aux parents la vive impression qu’ils ont été trahis par leurs élus et par les institutions à qui ils ont confié leurs enfants, alors qu’ils ont plutôt utilisé cette confiance pour permettre aux organismes pro-gais de préparer le terrain pour le recrutement de futurs nouveaux adeptes…

En Suisse, un combat similaire, visant à retirer l’éducation sexuelle du programme de la maternelle faisait rage en 2011. Lire cet article.

Éducation sexuelle intempestive

De telles pratiques sont extrêmement dommageables pour l’équilibre intrapsychique de l’enfant. Comme le docteur Melvin Anchell, psychanalyse et auteur de renom, l’écrivait dans National Review, ce type d’éducation sexuelle constitue la recette parfaite pour produire ultérieurement dans la vie des personnalités problèmes et même perverses :

« Un vaste ensemble d’expériences psycho-analytiques suggère que la majorité des adultes pervers sont le produit d’une séduction sexuelle prématurée dans la jeune enfance. La séduction n’est pas limitée à l’agression proprement dite. Un enfant peut être séduit… par une surexposition aux activités sexuelles, incluant les cours d’éducation sexuelle en classe2… »

Il concluait qu’une éducation sexuelle explicite, dénuée de valeurs, basée uniquement sur le «comment-faire», peut transformer des enfants en « robots capables de s’engager dans n’importe quel acte sexuel avec indifférence et sans culpabilité ».

Dawn Stefanowicz, une Canadienne qui fut éduquée par un père homosexuel actif et qui affirme que cette dynamique familiale a brimé son enfance, a réuni sur Internet certains titres de volumes que l’on est susceptible de trouver dans les bibliothèques des écoles publiques canadiennes, ouvrages qui font l’apologie du mode de vie homosexuelle3 :

Certaines écoles québécoises utilisent les livres suivants :

 

On rencontre désormais de plus en plus de sites pro-gais utilisant leurs pages pour stimuler la vente de livres de ce genre. Pour donner un exemple parmi tant d’autres, à New York, le site pro-gai www.glsen.org dresse une liste de livres s’adressant aux tout petits enfants de la maternelle4, aux jeunes de 7 à 12 ans5 et à leurs professeurs6.

Ne pas baisser les bras

Aux États-Unis, Linda Harvey s’est grandement préoccupée de cette réalité, qu’elle trouve scandaleuse. Elle a fondé le mouvement Mission America, basé en Ohio, qui propose aux parents inquiets et méfiants un outil mesurant la sympathie que l’école fréquentée par leur enfant démontre envers l’homosexualité. Risk Audit Project, que l’on peut télécharger sur le site de son organisation7, permet ainsi aux parents d’obtenir de l’information sur le degré de collaboration que les directeurs d’écoles entretiennent avec la philosophie ou les mouvements pro-gais. Une fois qu’ils ont les informations en main, les parents peuvent ensuite décider si l’école correspond ou non au milieu idéologique dans lequel ils souhaitent que leur enfant reçoive son éducation.

D’autres sites, comme Truth at School8, proposent aux parents des outils supplémentaires afin de contrer la vague croissante de promotion de l’homosexualité à l’endroit des jeunes Canadiens, par les garderies, les écoles primaires et secondaires qu’ils fréquentent. Quant à Carol Everett, elle presse les parents d’être vigilants :

“Allez jusque dans l’école. Vérifiez dans la section éducation sexuelle de la bibliothèque les livres qui s’y trouvent. Rencontrez l’administration et obtenez qu’on vous explique les contenus pédagogiques qui concernent l’éducation sexuelle des jeunes. Enquêtez sur les organisations qui animeront ces classes – des professeurs à l’interne ou des groupes externes? Demandez à être dans la classe lorsque votre enfant recevra le cours. Le présentateur sera moins explicite en la présence d’un parent. Et gardez la communication ouverte avec vos enfants9!”

À 8 ans, 12 ans ou 14 ans, le jeune est vulnérable dans sa représentation de soi. Il est encore en plein processus d’intégration de son identité sexuelle d’homme ou de femme, héritée de la nature. Il se trouve donc dans une situation où le sens de cette masculinité (ou de cette féminité) est en cours d’assemblage, d’élaboration, en chantier, et reste donc incertain, fragile. À ces âges, le jeune a entre autres toujours besoin de se faire dire par ses parents: « Je suis fier(ère) de voir l’homme (ou la femme) que tu es en train de devenir », afin de récompenser ses efforts visant à affermir le pont qu’il tente d’établir entre ce qu’il ressent être dans sa tête et ce qu’il se voit être et devenir de plus en plus dans son corps, dans la réalité. Il n’a donc pas besoin de vivre des expériences sexuelles qui auront l’effet de détruire son intimité, de flouer sa représentation de soi ainsi que celle qu’il se fait de ses pairs, et de stimuler une curiosité risquant de faire dévier sa vie pulsionnelle10. De plus, en semant dans la conscience de l’enfant l’idée qu’il est tout à fait normal et anodin d’expérimenter différentes formes de pratiques sexuelles afin de découvrir sa « véritable » identité sexuelle, on le rend vulnérable à être approché avec succès par un enfant ou un adulte abuseur11.

Homosexualité et vie pulsionnelle

Quelques notions de psychologie humaine seront maintenant bienvenues. L’homosexualité, tout comme l’hétérosexualité, est rarement issue d’un choix volontaire. On choisit ses comportements, mais on ne choisit pas ses attraits ou ses désirs. Désirs et attraits sont comme les sentiments : ils surgissent des profondeurs de l’être sans que le sujet ait accès à un interrupteur lui permettant de les bloquer ou de les effacer. Cela dit, on peut toutefois décider volontairement d’avoir des pratiques homosexuelles, par curiosité entre autres, ou parce que nos éducateurs ou la culture ambiante nous y incitent, les dépeignant comme étant inoffensifs et bienfaisants. Faire l’expérience des gestes extrêmes associés à l’homosexualité a toutefois des répercussions au-delà de la vie consciente du sujet, fissurant l’interdit social de la similitude sexuelle que ce dernier érige tout jeune dans son psychisme (ou l’empêchant de se mettre en place). Rappelons que cet interdit agit sur ses pulsions morbides afin de les retenir, de les empêcher de se réaliser, de les sublimer et de les dissiper. Si la déchirure que l’adolescent inflige à cet interdit est trop importante, elle aura pour effet de dérégler ses désirs et ses attraits, l’amenant à éprouver des attraits homosexuels qui risquent d’entrer en conflit direct avec les valeurs que ses parents tentent de lui inculquer ou avec celles du monde hétérosexuel dans lequel il sera toujours plongé.

S’il est vrai que l’individu ne choisit pas ses attraits, ce que nous venons de dire nous permet de comprendre qu’il a néanmoins le choix et le pouvoir d’éviter les pièges qui risquent de dérégler ceux-ci et de le conduire vers une tendance homosexuelle.

Le choix d’une orientation sexuelle ne peut pas se faire à partir du vide, comme le choix de l’hôtel où l’on séjournera dans un pays que l’on visite pour la première fois, ou le choix du côté où l’on amorcera un match de tennis. Contrairement à ces choix qui reposent sur des préférences, des expériences passées ou des habitudes, l’orientation sexuelle découle de l’acceptation ou non, de l’intégration réussie ou non, d’une caractéristique corporelle qui, comme nous l’avons vu à la Question 11, est imposée par la nature, caractéristique qui ne changera donc jamais : nous sommes sexués homme ou femme.

Ne choisit-on pas son orientation sexuelle après avoir expérimenté dans un sens et dans l’autre?

Le plaisir sexuel, peu importe qu’il soit puisé dans des relations homosexuelles ou hétérosexuelles, envoûte les sens et creuse dans la vie pulsionnelle de l’individu un sillon de désir qui mène fréquemment à la dépendance sexuelle. Pour le couple hétérosexuel qui vit ces relations sexuelles dans le cadre d’un projet sérieux et permanent, elles deviennent ainsi un élément pratique qui l’aide à se souder dans la fidélité. Mais pour le couple hétérosexuel qui ne s’est pas donné un projet sérieux et permanent, pour l’individu qui lutte contre des attraits envers le même sexe et qui cherche à en être libéré, la dépendance sexuelle devient un enfer! Comme les dépendances au tabac, à l’alcool, à la drogue ou au jeu, la dépendance sexuelle hypothèque la liberté de la personne à faire les meilleurs choix dans sa vie consciente. Une force intérieure la pousse à répéter de manière presque incontrôlable ce qu’elle sait être un comportement qui n’est pas le meilleur pour elle dans l’état où elle se trouve12.

Tout bon stratège sait que deux éléments doivent être mis en place pour qu’un piège soit opérationnel :

  1. un appât bien visible qui attire la proie;
  2. un mécanisme dissimulé qu’elle n’aperçoit que lorsqu’il est trop tard et qui la prive de sa liberté.

 

L’invitation, adressée à de jeunes élèves innocents, d’explorer les contacts génitaux autoérotiques, hétérosexuels, homosexuels et polygames, « dès qu’ils se sentent prêts », en les assurant que le tout est fort agréable, amusant et, dans un certain contexte, sans conséquence grave, a tout d’un piège qui leur est tendu à un moment où l’intégration de leur image sexuelle est toujours en chantier, donc fragile et vulnérable. Leur passage à l’acte pose un risque réel de les priver d’une partie de leur liberté, d’une vision claire et définitive du partenaire intime le plus approprié à les épanouir non seulement dans l’ordre du plaisir sexuel, mais dans toutes les dimensions de leur humanité.

Toute expérience de nature homosexuelle vécue par le jeune, si elle est perçue comme agréable, a pour effet de repousser le jour où la construction solide de sa masculinité (ou d’une féminité assurée, pour la jeune fille) sera achevée. Cette construction est un préalable à l’élaboration d’une orientation hétérosexuelle épanouie, « verrouillée ». Inviter les jeunes à des passages à l’acte homosexuel apparaît comme rien de moins qu’une tentative du lobby gai de faire augmenter, dans la population, le nombre de personnes aux prises avec des attraits homosexuels.

N.B. Données tirées d’études scientifiques, répertoriées dans l’ouvrage L’homosexualité: les mythes et les faits disponible dans notre section BOUTIQUE

  1. Marlin Maddoux, Public Education Against America: The Hidden Agenda, Whitaker House, New Kensington, PA, 2006, p. 183-184. []
  2. Melvin Anchell, «Psychoanalysis vs. Sex Education», National Review, 20 juin 1986, p. 42. []
  3. Voir le site  www.apologeticspress.org/articles/3038. []
  4. Voir www.glsen.org/cgi-bin/iowa/all/booklink/K-6.html. []
  5. Voir www.glsen.org/cgi-bin/iowa/all/booklink/7-12.html. []
  6. Voir www.glsen.org/cgi-bin/iowa/all/booklink/Adult.html. []
  7. Voir www.missionamerica.com. []
  8. Voir www.truthatschool.org. []
  9. Marlin Maddoux, op. cit., p. 184. []
  10. L’expérience de pénétrations anales est particulièrement dévastatrice pour l’homme, puisqu’elle vient secouer, dans l’ordre symbolique, son ressenti d’être l’égal de ses pairs. C’est ainsi que plusieurs hommes homosexuels, paraissant convenablement virils, en façade, avant de plonger dans l’homosexualité active, apparaissent efféminés quelques années plus tard, après avoir vécu des relations anales où ils se sont systématiquement retrouvés dans un rôle de dominé. []
  11. L’organisation Life Dynamics a recueilli des données préoccupantes sur ce sujet, indiquant que le nombre de filles en bas âge étant exploitées sexuellement par des hommes adultes atteint des proportions épidémiques aux États-Unis. Son président, Mark Crutcher, confiait au journaliste Marlin Maddoux : « Parmi les filles de 15 ans et moins qui deviennent enceintes, entre 60 et 80% sont fécondées par un adulte… Aujourd’hui aux États-Unis, une fillette qui commence ses études secondaires est plus sujette à devenir enceinte par un homme adulte que par quelqu’un qui est environ de son âge » (entrevue recueillie le 1er juillet 2002). []
  12. Lorsqu’une personne plonge dans l’activité homosexuelle dans le but inconscient de combler un manque identitaire, et lorsque ses expériences l’engouffrent dans la dépendance sexuelle, sa manœuvre créera un déficit identitaire encore plus grand qu’au départ. Un pas de plus sera franchi dans la mise à mort de son identité réelle. []