Dans un dépliant intitulé STOP – l’homosexualité n’est pas une maladie, publié par la Fondation Émergence (un organisme canadien faisant la promotion de l’épanouissement des personnes homosexuelles), il est écrit :
“Un des moyens créés pour condamner ou enrayer l’homosexualité a été les thérapies de conversion, ou dites «réparatrices», sur lesquels se fondent encore aujourd’hui des mouvements homophobes. Or, depuis la fin des années 1990, elles ont été discréditées par pratiquement tous les grands organismes des milieux de la médecine, de la psychiatrie et de la psychologie, puisqu’elles ne reposent sur aucun fondement scientifique et peuvent causer plus de tort que de bien1.”
Comme cette citation le laisse entendre, des groupes qui dénoncent les thérapies « de restauration », « de réorientation », « de redressement » ou « de correction » comme étant nuisibles et dommageables se basent principalement sur l’hypothèse que l’orientation sexuelle est innée et est conséquemment un aspect immuable du cœur de la personne, de son identité, hypothèse qui n’a aucune base scientifique. Ils ajoutent à cela qu’il y a « une absence de preuves empiriques irrévocables pour encourager la pratique des thérapies de correction. Il n’y a pas de données irrévocables suggérant qu’il soit possible de réorienter un individu2.» Aussi présentent-ils des témoignages de première main d’hommes et de femmes homosexuels qui prétendent non seulement qu’il n’est pas possible de changer, mais que toute tentative est dommageable à la personnalité et à l’estime de soi3.
Dans The Heart Of Female Same-Sex Attraction (p. 41), Janelle Hallman cite trois études qui soutiennent que des hommes et des femmes ayant suivi des thérapies à cause de leur désir de changer ont eu des expériences négatives et inutiles. Collectivement, ils ont décrit ces expériences comme :
Elle nuance toutefois cette affirmation en ajoutant que plusieurs des hommes et des femmes échantillonnés dans ces études ont également rapporté avoir obtenu des conséquences et des résultats positifs4.
Par ailleurs, les thérapeutes qui offrent et endossent les « thérapies de réorientation » le font sur la base de succès cliniques dans le développement du potentiel hétérosexuel et d’études empiriques soutenant le point de vue selon lequel l’orientation sexuelle ne fait pas partie de l’essence de la personne, mais qu’elle surgit d’une combinaison d’influences biologiques, développementales et environnementales, ce qui signifie qu’elle peut donc évoluer, se développer, être altérée et changer. Précisons également que ces thérapeutes n’imposent pas ce type de thérapies à leurs clients, mais y ont recours à la demande de ceux qui se disent malheureux de ressentir des attraits homosexuels et qui cherchent à sortir de cette condition.
Qui dit vrai ? Où donc se cache la vérité quant à cette question ? Existe-t-il, oui ou non, des preuves solides, empiriques ou scientfiiques, soutenant l’efficacité des thérapies de restauration? Voici quelques éléments de réponse qui devraient clore ce dossier.
En 2009, la nouvelle édition du livre Essential Psychopathology & Its Treatment – un manuel de référence utilisé dans un grand nombre de facultés de médecine et de psychologie – apportait, pour la première fois depuis sa publication en 1986, la correction suivante dans son contenu ayant trait à l’homosexualité :
“Alors que plusieurs associations professionnelles et intervenants liés aux soins de santé mentale ont exprimé un scepticisme considérable quant au changement de l’orientation sexuelle par le moyen d’une psychothérapie, tout en supposant que des tentatives thérapeutiques de réorientation risquaient d’être nuisibles, de récentes évidences empiriques démontrent que l’orientation homosexuelle peut effectivement être changée par voie thérapeutique chez des clients motivés, et que les thérapies de réorientation ne produisent pas de dommage émotionnel lorsqu’elles sont utilisées5.”
Cette ouverture sur la thérapie de l’homosexualité marque un changement de direction majeur par rapport à ce qui était enseigné depuis les années 1970 aux universitaires ainsi qu’au grand public, sous l’influence de la rectitude politique. Il est dû à l’accumulation d’études empiriques crédibles qui confirment le succès significatif de ce type de thérapie ainsi que l’absence presque total de dommages signalés par leurs participants.
En effet, au cours des 40 dernières années, plus de 23 études et cas d’espèce ont pavé la voie à ce changement de cap, détruisant le mythe des thérapies inefficaces et nuisibles aux personnes ressentant des attraits homosexuels. Voici ces études :
Mises en commun, ces études démontrent que le taux de succès des thérapies de réorientation est de l’ordre de 40% (1202 sujets sur 3036 ayant ressenti une réorientation vers l’hétérosexualité).
Il vaut la peine de s’arrêter quelque temps sur trois de ces études. D’abord celle de Spitzer. En octobre 2003, le docteur Robert L. Spitzer, psychiatre et professeur à l’Université de Columbia, publia, dans la revue scientifique Archives of Sexual Behavior, une synthèse des résultats provenant de 31 études portant sur l’homosexualité et les possibilités de changement. Il repéra et interviewa personnellement 143 hommes et 57 femmes qui avaient eu des attraits homosexuels prédominants durant plusieurs années et qui avaient réussi à retrouver l’hétérosexualité, ce changement perdurant depuis au moins cinq ans. À la suite à cette enquête, Spitzer conclut :
Déserteur du camp pro-gai
Il est intéressant de noter que Spitzer, un New-Yorkais d’origine juive qui se déclare ouvertement athée, est l’un des membres-vedettes de l’APA, entre autres à cause de l’influence majeure qu’il a exercée en 1973 dans la décision de retirer l’homosexualité du registre des affections sexuelles du DSM-II. Qu’il se soit compromis dans une enquête démontrant que la personne ressentant des attraits homosexuels peut changer n’a donc pas manqué de surprendre plusieurs membres de l’APA, particulièrement ceux de l’aile homosexuelle de l’organisation, et de susciter auprès de ces derniers un vif sentiment de trahison.
Une autre enquête majeure a été réalisée en 1997 par la NARTH auprès de 882 hommes et femmes ayant participé, auparavant, à une thérapie de réorientation de leurs tendances homosexuelles. L’étude conclut que non seulement la thérapie leur a été bénéfique sur le plan de leur santé mentale, mais qu’elle les a aidés à affronter et réduire leurs attraits homosexuels. Une majorité écrasante a de plus considéré cette expérience comme positive sur divers plans, incluant l’acceptation de soi, la confiance envers les personnes de l’autre sexe, l’estime personnelle, la stabilité émotive, leur relation avec Dieu, etc. Seulement 7% des répondants à cette enquête ont affirmé être sortis de la thérapie en moins bonne condition qu’ils l’étaient au moment d’y entrer.
L’étude la plus récente a été rendue publique en 2009. Elle serait la plus rigoureuse jamais effectuée dans le domaine, respectant les normes les plus strictes mises sur pied par l’APA6. Examinant un échantillon de 98 personnes homosexuelles représentatives de celles cherchant à rejoindre l’hétérosexualité au moyen de l’accompagnement spirituel de l’organisme Exodus, elle a montré que 38% des participants ont quitté le mode de vie homosexuel avec succès (ont changé pour un mode de vie hétérosexuel, ou bien ont embrassé la chasteté malgré leur inclinaison homosexuelle). Vingt-neuf pour cent des participants ont démontré un succès partiel dans leur projet, s’engageant toutefois à maintenir leurs efforts. Seulement 8% des participants sont retournés vers la vie homosexuelle active. Enfin, aucune évidence d’un quelconque dommage psychologique ne put être observée sur l’ensemble des participants7.
N.B. Données tirées d’études scientifiques, répertoriées dans l’ouvrage L’homosexualité: les mythes et les faits disponible dans notre section BOUTIQUE