2 – Naît-on homosexuel(le) ?

L’hypothèse selon laquelle les personnes homosexuelles sont nées ainsi est proposée et défendue par un bon nombre d’organisations faisant la promotion de l’homosexualité. Elle est également soutenue par une proportion non négligeable de groupes de pression rassemblant des personnes hétérosexuelles qui militent en faveur de diverses causes dédiées à la libéralisation des mœurs sociales. Pourtant – et c’est ce que l’on doit retenir –, en ce qui concerne la science, il n’existe à ce jour aucune preuve scientifique indiscutable démontrant que l’on vient au monde investi d’une tendance homosexuelle.

Au contraire, ce qui fait consensus dans la communauté scientifique, c’est que l’individu, dès sa naissance, est sexuellement inachevé.1 L’Association des Psychiatres d’Amérique (APA), qui a longtemps soutenu que l’homosexualité était innée, a elle aussi corrigé sa position officielle sur le sujet en 2008 pour confirmer que l’homosexualité est le fruit d’une combinaison de facteurs prédisposants et acquis en cours de vie.

Si un grand nombre de personnes qui ressentent des attraits homosexuels ont le sentiment d’être nées dans cette condition, cela s’explique, selon Marie-Paul Ross, par le fait que « l’homosexualité est construite avant que l’enfant n’ait atteint l’âge de raison. Devenue adulte, la personne l’expérimente donc comme étant innée .»

Disons-le plus clairement : à l’heure actuelle, si l’on s’en tient strictement à ce que les études et les recherches rigoureuses nous disent sur l’homosexualité, aucune personne ne serait née ainsi. S’il existe des gens qui ont la certitude du contraire, il apparaît comme hautement probable qu’elles soient en réalité des personnes hétérosexuelles ayant subi un traumatisme identitaire durant leur enfance, et que ce traumatisme a fait naître leurs attraits homosexuels pour plusieurs raisons, dont certaines sont présentées sur ce site.

Le docteur Marie-Paul Ross fait une distinction entre les personnes ressentant des désirs homosexuels mais ayant éprouvé durant leur enfance des épisodes d’attraits hétérosexuels, de ceux qui n’ont jamais ressenti de tels attraits hétérosexuels. Elle appelle les premiers les « faux homosexuels » et les seconds « les vrais ».

N.B. Données tirées d’études scientifiques, répertoriées dans l’ouvrage L’homosexualité: les mythes et les faits disponible dans notre section BOUTIQUE

  1. Voir Kohlberg (1966), Greenson (1968), Stoller (1968), Money and Ehrhardt (1972), Abelin (1975), LaTorre (1979), Ross (1979), Greenspan (1982), Moberly (1983), Landolt (2004). []