Bien que cette opinion est l’une des plus répandues dans la population, elle est contredite par une enquête récente effectuée auprès de 200 personnes ayant suivi une thérapie de restauration. Son objectif était de connaître leur motivation profonde à entrer dans un tel processus1.
Sur les 18 réponses possibles que le questionnaire offrait, la pression extérieure (l’homophobie environnante) n’a été retenue comme raison majeure que par 22% des 189 répondants. En fait, seulement 3% des répondants ont mentionné la pression extérieure comme l’une des trois principales raisons de leur désir de changement. Par contre, 77% des répondants ont nommé le désir de guérir une blessure émotive considérée comme la source de leurs attraits homosexuels comme l’un des facteurs majeurs qui a déclenché leur démarche. Les autres réponses les plus populaires ont été :
Commentant les résultats de cette enquête, Richard Wyler, fondateur et directeur général de People Can Change, a déclaré :
Cette étude nous indique que les hommes aux prises avec des attirances homosexuelles et cherchant à les corriger sont peut-être moins influencés par la pression extérieure ou par la honte qu’on le croit. Au contraire, ils sont plus souvent motivés par leur spiritualité individuelle, des valeurs et des croyances auxquelles ils adhèrent fermement, un désir d’avoir une famille et un désir de soigner une douleur émotive2.
Dans son premier livre, Janelle Hallman révèle les motivations de l’une de ses clientes à entrer en thérapie. Ces motifs n’ont eux aussi rien à voir avec l’homophobie ambiante :
Karen est entrée en thérapie parce qu’elle était découragée à la suite de sa rupture récente avec une partenaire après une relation de trois ans. Elle dit que, chaque fois qu’elle rompait avec une partenaire, elle avait l’impression qu’on lui arrachait le cœur de la poitrine. Elle craignait d’être en train de perdre des parties d’elle-même et affirmait qu’elle ne voulait plus jamais vivre cette douleur à nouveau. Elle croyait que Dieu voulait pour elle quelque chose de mieux que les relations dramatiques, tumultueuses qu’elle avait connues avec des personnes de même sexe. Elle avouait aussi qu’elle ne savait pas comment avoir des amitiés «normales» avec les femmes. Elles devenaient toujours fusionnelles émotionnellement ou sexualisées3.
Les homosexuels vivent moins vieux à cause de l’homophobie ambiante…
D’après un autre mythe circulant sur la place publique, si les personnes homosexuelles meurent plus jeunes, c’est parce qu’elles sont victimes de « discrimination » et de « l’homophobie ambiante ». Cependant, une comparaison entre l’âge du décès des personnes homosexuelles vivant en pays sympathiques (Norvège et Danemark) et celui de personnes vivant dans un pays homophobe (États-Unis) vient anéantir ce mythe. Les personnes homosexuelles meurent environ 23 ans plus tôt que leur vis-à-vis hétérosexuels, peu importe que ce soit en terre homophobe ou non4. Ces données nous obligent à nouveau à considérer les conséquences des gestes homosexuels si nous voulons expliquer rigoureusement les problèmes associés à la tendance ainsi qu’à l’activité homosexuelle.
Âge médian du décès des personnes homosexuelles et hétérosexuelles (pays homophobe et pays sympathiques)
| États-Unis | Danemark | Norvège | |
| Hommes homosexuels qui ne sont pas morts du SIDA | 52 ans | ||
| Hommes homosexuels morts du SIDA | 42 ans | ||
| Lesbiennes qui ne sont pas mortes du SIDA | 55 ans | ||
| Hommes toujours mariés à une femme | 75 ans | 74 ans | 77 ans |
| Femmes toujours mariées à un homme | 77 ans | 78 ans | 81 ans |
| Hommes toujours mariés avec un homme | 51 ans | 52 ans | |
| Lesbiennes toujours mariées avec une femme | 56 ans | 56 ans |
N.B. Données tirées d’études scientifiques, répertoriées dans l’ouvrage L’homosexualité: les mythes et les faits disponible dans notre section BOUTIQUE