13 – Peut-on quitter l’homosexualité ?

Bien que personne ne puisse retourner en arrière et recommencer sa vie à zéro, n’importe qui peut reprendre sa vie en main dès maintenant et l’orienter vers une conclusion nouvelle.

Carl Bard

Les personnes malheureuses de ressentir des attraits homosexuels ont souvent été avisées qu’elles ne pouvaient pas échapper à cette condition, que cette condition ne se changeait pas, qu’il n’existait pas de solution à leur état, et que toute tentative d’échapper à ces attraits risquait d’empirer leur situation. De nombreuses études ont pourtant démontré que cette condition n’est pas stable1. En fait, la majorité de ceux qui ressentent des attraits homosexuels durant l’adolescence découvrent, lorsqu’ils ont atteint l’âge de 25 ans, que ce phénomène a disparu, et ce, sans aucune intervention particulière.

Cela dit, un grand nombre de personnes homosexuelles se disent heureuses de l’être. Elles affirment être épanouies, équilibrées, et n’ont aucun désir de réorienter leur tendance sexuelle vers l’hétérosexualité. La société ne doit pas mettre en doute leur parole et encore moins les inviter à changer. Toutefois, il existe aussi un grand nombre de personnes dont la tendance homosexuelle est en conflit direct avec leurs valeurs personnelles, entre autres avec un désir d’avoir et d’élever une descendance et de ne pas se trouver en opposition avec la culture dominante de la société. Ces personnes demandent quelles sont leurs options et parfois de l’aide psychologique pour atteindre leurs objectifs personnels. Elles sont légitimement en droit de les connaître et de recevoir cette aide.

Dès 1911, la communauté scientifique a commencé à recueillir des preuves indiquant que faire l’expérience d’attraits homosexuels était une tendance pouvant être réversible. Freud publia cette année-là les premiers résultats de ses recherches confirmant la possibilité de libérer une personne de ses attraits envers le même sexe. Ayant traité avec succès la paranoïa d’un patient exhibant une tendance homosexuelle, il constata que les manifestations de cette tendance disparaissaient simultanément2.

Depuis ce temps, un nombre sans cesse croissant de personnes ayant ressenti des attraits homosexuels persistants, ou adopté ouvertement un style de vie homosexuel, expérimentant ce que la culture gaie avait à leur offrir et s’en trouvant malheureuses, ont pu, par eux-mêmes ou grâce à un appui thérapeutique adéquat, arriver à des changements substantiels dans leurs schèmes de pensées, d’attraits et de comportements homosexuels. D’autres ont pu quitter définitivement cette tendance et ce style de vie pour rejoindre l’hétérosexualité3. Plusieurs se sont même mariées et ont aujourd’hui des enfants. Ces personnes mènent pour la plupart une vie stable, anonyme et comblée, engagées dans l’intimité affective et sexuelle avec un conjoint de l’autre sexe (plusieurs d’entre eux partagent d’ailleurs leur histoire personnel dans notre section Témoignage).

C’est entre autres le cas de Mike Haley, qui, sortant de l’ombre, est devenu le directeur du département Homosexuality and Gender de l’organisme Focus on family, au Colorado4, et d’Alan Chambers, qui, après être sorti de l’homosexualité en 1991, est devenu président d’Exodus International.5 C’est également le cas de Jan Claussen, qui a écrit le livre Apples and Oranges : My Journey Through Sexual Identity6 et d’une autre femme, Christine Sneeringer, qui, sortie du lesbianisme en 1990, est devenue directrice de Worthy Creations, à Fort Lauderdale7. C’est enfin le cas de Bob Jones, qui a fondé Fresh Word Ministries en 1995, de Mario Bergner, qui a fondé l’organisme Redeemed Life Ministries, aux États-Unis, et de Melinda Selmys qui a écrit le livre Sexual Authenticity, afin d’aider les personnes homosexuelles désireuses d’abandonner ce style de vie à y parvenir avec succès8.

Depuis Freud, plusieurs psychologues se sont investis dans la tâche complexe de comprendre l’origine de l’homosexualité afin de développer des thérapies correctives qui se sont montrées de plus en plus adaptées et efficaces. Une des plus populaires se nomme SORT (Sexual Orientation Resolution Therapy). Elle a été développée par le docteur William Consiglio. Il est l’auteur des livres Homosexual No More et The Forward9.

Parmi les psychologues américains, le professeur Joseph Nicolosi est un leader dans le domaine de la thérapie de réorientation des personnes homosexuelles. Il a écrit quatre ouvrages qui sont des références mondiales sur le sujet, dont Reparative Therapy of Male Homosexuality,  A Parent’s Guide to Preventing Homosexuality et Shame & Attachment Loss. Sa clinique (avec le concours d’une équipe de sept thérapeutes) traite actuellement environ 135 clients par semaine, âgés de 7 à 64 ans. Jusqu’en 2007, il était président de la National Association For the Research and Therapy of Homosexuality (NARTH)10.

Parmi les psychologues qui aident les femmes aux prises avec des attraits homosexuels non désirés, Janelle Hallman  est l’une des spécialistes de la question. Sa clinique se trouve à Westminster, au Colorado. Son site Web offre plusieurs documents pertinents, dont un CD11 et un ensemble de DVD12 dans lesquels elle présente le fruit de ses observations cliniques sur la genèse du lesbianisme et sur le redressement de cette tendance. Elle a également publié un premier livre qui rend compte de ses succès à aider les femmes désirant être libérées de leurs attraits envers le même sexe (The Heart of Female Same-Sex Attractions).

Au Canada, il existe des psychologues et des sexologues qui accueillent et aident les personnes faisant l’expérience d’attraits envers le même sexe qui sont déçues, malheureuses ou dégoûtées après avoir expérimenté ce que la culture gaie avait à offrir, qui cherchent à comprendre d’où viennent ces attraits sexuels et qui désirent rompre avec ce style de vie13. Plusieurs ne parlent pas ouvertement de cette dimension de leur pratique afin de protéger l’identité de leurs clients et de ne pas s’exposer aux éventuelles représailles des militants pro-gais. Quelques-uns ont toutefois le courage de le faire. Le docteur Marie-Paul Ross, qui travaille à l’IDI (Institut de développement intégral), à Québec, offre un tel soutien et serait parmi celles qui obtiennent le plus de succès14.

Enfin, il existe en Amérique du Nord ainsi qu’en Europe tout un réseau d’entraide pour les personnes qui se sont adonnées à l’homosexualité et qui ont quitté définitivement ce style de vie : la PATH (Positive Alternative to Homosexuality), New Direction, People Can Change, Free To Be Me , Courage, JONAH (Jews Offering New Alternative to Homosexuality), Oser en parler, Evergreen International, Americans for Truth About Homosexuality, The Evidence Ministry, love won out, Love in Action, syrogers.com, Desert Stream, PFOX, DrThrockmorton.com, joedallas.com, onebyone, Gay to StraightLiving Stones Ministry et plusieurs autres.

N.B. Données tirées d’études scientifiques, répertoriées dans l’ouvrage L’homosexualité: les mythes et les faits disponible dans notre section BOUTIQUE

  1. National Health and Social Life Survey, dans E. O. Laumann, et al., The Social Organization of Sexuality: Sexual Practices in the United States, Chicago, University of Chicago Press, 1994, p. 294-296; Nigel Dickson, C. Paul, P. Herbison, «Same-sex attraction in a birth cohort: prevalence and persistence in early adulthood», Social Science & Medicine, 2002, no 56, p. 1607-1615. []
  2. Il s’agit du cas de Daniel Paul Schreber. Ce cas fit l’objet d’un essai littéraire écrit par Freud en 1911. Au fil des décennies, ce cas a été revu par de nombreux étudiants et psychologues qui ont publié leurs réflexions. []
  3. MacIntosh (1994), Schaeffer, Nottebaum, Smith, Dech et Krawczyk (1999), Nicolosi, Byrd et Potts (2000a, 2000b), Schaeffer, Hyde, Kroencke, McCormick et Nottebaum (2000), Spitzer (2003), Jones et Yarhouse (2007). []
  4. On peut lire le témoignage fascinant de sa vie en visitant le site http://www.bridges-across.org/ba/haley_mike_lwo_testimony.htm []
  5. S’étant mariés quelques années plus tard, son épouse Leslie et lui sont depuis devenus les heureux parents d’un fils et d’une fille (www.exodusinternational.org). []
  6. J. Clausen, Apples and Oranges : My journey Throught Sexual Identity, New York, NY, Houghton Mifflin, Co., 1999. []
  7. Son témoignage personnel ainsi que celui de Mike Ensley peuvent être visionnés sur le DVD Homosexuality 101 : Where Does it Come From, Is Change Possible, and How Should Christians Respond? []
  8. Son site Internet se trouve au www.redeemedlives.org. On peut y commander un DVD contenant son témoignage et de la documentation sur l’aide appropriée et efficace qu’il est possible d’apporter aux personnes homosexuelles. []
  9. On peut consulter quelques critiques à propos de ses livres sur le site www.oneby1.org/GAMay2004.htm. []
  10. Fondée en 1992 aux États-Unis, cette association regroupe plus d’un millier de psychiatres, psychologues, conseillers familiaux et travailleurs sociaux, dont plusieurs Canadiens. NARTH possède maintenant des filiales en Allemagne, en Suisse, en Italie, au Mexique, en Espagne et au Canada. Son site Internet se trouve à l’adresse www.narth.com. []
  11. Il s’intitule: Various Profiles of The Lesbian Client. []
  12. Il s’intitule: Understanding & Treating Female Homosexuality. []
  13. Entre autres, les docteurs Joseph Berger et Ian Graham à Toronto, le docteur Mark Kahabka à Windsor ainsi que le docteur André Lussier à Montréal. []
  14. On peut obtenir de l’information sur cette organisation via le site Internet www.iidicanada.com. []