10 – L’homosexualité et l’hétérosexualité sont-elles équivalentes ?

Les groupes de défense des droits des personnes homosexuelles ont mis en branle depuis plusieurs années d’importantes manœuvres visant à ancrer, dans la conscience collective, l’idée que les personnes homosexuelles actives sexuellement ont les mêmes caractéristiques que leurs vis-à-vis hétérosexuels. Les militants homosexuels, profitant à la fois du libéralisme social – un courant politique qui leur est favorable – et du manque de données scientifiques sur le sujet, ont d’ailleurs largement persuadé les cours de justice et les médias que leurs pratiques sexuelles sont tout à fait inoffensives et ne posent pas plus de menaces pour la société que les pratiques hétérosexuelles.

Ce postulat est toutefois contesté par un nombre croissant de données scientifiques1. C’est le cas d’une étude américaine publiée en 2005 dans Psychological Reports. En se référant aux données de l’enquête statistique nationale recueillies en 1996 par le National Centers for Disease Control, les auteurs de cette étude ont démontré que, si les personnes homosexuelles actives sexuellement ont des traits communs avec un autre groupe d’individus, c’est plutôt avec celui des prostitués, des consommateurs de drogues illicites et des grands consommateurs de tabac2. En d’autres mots, ils ont trouvé un grand nombre « d’habitudes similaires » entre ces groupes dans les registres de « la criminalité, la témérité, l’utilisation de drogues illégales, les problèmes d’abus de substances, les problèmes de santé mentale et les dépenses liées aux soins de santé ».

De la même manière que la criminalité, la conduite en état d’ébriété, une santé mentale déficiente, un recours fréquent aux soins de santé ou une dépendance aux traitements médicaux sont plus communs parmi les prostitués, les consommateurs de drogues et les fumeurs compulsifs que chez ceux qui s’abstiennent de tels comportements, ainsi ces atteintes à l’ordre public et à la santé financière de l’État sont plus communes chez les personnes homosexuelles actives que chez leurs vis-à-vis hétérosexuels. En particulier, les personnes homosexuelles étaient plus sujettes que les hétérosexuelles actives à être condamnées pour crime, à conduire sous l’influence de l’alcool ou de la drogue, à déclarer un problème de santé mentale, à visiter une salle d’urgence pour une maladie ou un accident, et à recevoir un traitement ou à se soumettre à une thérapie de désintoxication de drogue ou d’alcool.

En résumé, si l’on veut vraiment rendre témoignage à la vérité, les personnes homosexuelles actives sont statistiquement comparables, du point de vue de la criminalité, de la témérité, de l’utilisation de drogues illégales, des problèmes d’abus de substances, des problèmes de santé mentale et des dépenses liées aux soins de santé, au groupe des prostitués, des consommateurs de drogues illicites et des fumeurs compulsifs, et non à celui des personnes hétérosexuelles actives.

Des gouvernements entrent dans la danse

Aux défenseurs du mythe selon lequel les personnes homosexuelles actives sexuellement possèdent les mêmes caractéristiques que leurs homologues hétérosexuels, se joignent désormais certains gouvernements!

Pourtant censés s’en tenir aux données scientifiques lorsque la santé publique est en jeu, voici qu’ils réservent de pleines pages de publicité dans les journaux afin de marteler dans la population l’idée que les relations sexuelles entre deux hommes doivent être acceptées, sinon on participe à propager le sida… Un exemple de cet exercice d’endoctrinement surréaliste se trouve dans la publicité publiée le 1er décembre 2008 dans les principaux journaux du Québec. Sous le couvert de la lutte contre le sida, le gouvernement québécois écrivait :

Accepter, c’est refuser de juger. Et accepter qu’un homme puisse avoir des relations sexuelles avec un autre homme, c’est accepter cet homme. C’est aussi l’aider à s’accepter, à prendre soin de lui, de sa santé, de sa vie et de celle des autres. C’est l’aider à se protéger et à protéger les autres. Décider d’accepter, c’est commencer à lutter. Parce que lutter contre les préjugés, c’est lutter contre la propagation du VIH. Le sida, c’est ensemble qu’on s’en sortira. Moins on juge un homme qui a des relations sexuelles avec un autre homme, mieux on aide3.

N.B. Données tirées d’études scientifiques, répertoriées dans l’ouvrage L’homosexualité: les mythes et les faits disponible dans notre section BOUTIQUE

  1. Bradford, Ryan et Rothblum (1994), Fergusson, Horwood et Beautrais (1999), Herrell, Goldberg, True, Ramakrishnan, Lyons, Eisen et al. (1999), Cochran (2001), Sandfort, de Graaf, Bijl et Schnabel (2001), Warner, McKeown, Griffin, Johnson, Ramsey, Cort et al. (2004), Fergusson, Horwood, Ridder et Beautrais (2005), Biernbaum et Ruscio (2004). []
  2. «Those who engaged in homosexuality were similar to those who used illegal drugs, participated in prostitution, or regularly smoked.» (Paul Cameron, Thomas Landess et Kirk Cameron, «Homosexual Sex as Harmful as Drug Abuse, Prostitution, and Smoking», Psychological Reports 96, 2005, p. 915-961). []
  3. Journal La Presse, lundi 1er décembre 2008, p. A3. []